Christophe T.

Ingénieur système Linux

Expérience et méthodes en infrastructure Linux ou hébergements Web stables et fonctionnels.

Le marchand de sable n’a pas réussi à vous endormir ? 😩

Ne cherchez plus pendant des heures des bouts de tutoriels hasardeux ou de l’aide dans des forums pour débutants, je vous apporte une expérience (plus de 25 ans) et des méthodes en infogérance de serveurs d’hébergement web.

Comment agrandir la taille du disque attaché à une instance Public Cloud ?

Les conseils privés de Christophe Ti

(réservé aux personnes intéressées)

Quelles sont les mystérieuses techniques que j’utilise pour mettre en œuvre un serveur Linux Debian (ou hébergement web), fiable, performant et sécurisé, sans devoir monter la garde jour et nuit ?
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Pensez à faire une sauvegarde avant d’effectuer cette manipulation !

Contexte du tutoriel à adapter selon la situation :

  • ce tutoriel ne concerne que le disque supplémentaire associé à votre instance.
  • nous allons supposer que le disque ne contient qu’une seule partition /dev/sdb1 montée sur /mnt/data
  • la partition est ici utilisée par le logiciel backuppc

1. Démonter les partitions du disque

Avant de pouvoir agrandir le disque chez l’hébergeur, on doit stopper l’utilisation de ses partitions.

Ici je stoppe backuppc et je démonte la seule partition utilisée :

				
					systemctl stop backuppc
umount /mnt/data
				
			

2. Agrandissement du disque chez l'hébergeur

Dans l’interface Public Cloud OVH, j’accède à l’édition du volume à agrandir, je change la taille et j’applique :

OVH va alors détacher le disque du serveur, agrandir et attacher de nouveau au serveur.

Du côté serveur, on pourra voir (avec la commande dmesg) :

				
					[2085722.271390] sd 2:0:0:1: [sdb] Synchronizing SCSI cache
[2085722.319696] sd 2:0:0:1: [sdb] Synchronize Cache(10) failed: Result: hostbyte=DID_OK driverbyte=DRIVER_SENSE
[2085722.323265] sd 2:0:0:1: [sdb] Sense Key : Illegal Request [current] 
[2085722.325707] sd 2:0:0:1: [sdb] Add. Sense: Logical unit not supported
[2085734.851194] scsi 2:0:0:1: Direct-Access     QEMU     QEMU HARDDISK    2.5+ PQ: 0 ANSI: 5
[2085734.857835] sd 2:0:0:1: Power-on or device reset occurred
[2085734.861112] sd 2:0:0:1: [sdb] 230686720 512-byte logical blocks: (118 GB/110 GiB)
[2085734.866285] sd 2:0:0:1: Attached scsi generic sg1 type 0
[2085734.869637] sd 2:0:0:1: [sdb] Write Protect is off
[2085734.871344] sd 2:0:0:1: [sdb] Mode Sense: 63 00 00 08
[2085734.874113] sd 2:0:0:1: [sdb] Write cache: enabled, read cache: enabled, doesn't support DPO or FUA
[2085734.893807]  sdb: sdb1
[2085734.896957] sd 2:0:0:1: [sdb] Attached SCSI disk
				
			

3. On recrée la table de partition

Mon disque attaché s’appelle « sdb », vérifiez bien le nom (voir la commande dmesg ci-dessus) !

Il n’y a en principe aucune perte de données à prévoir.

On lance la commande fdisk pour vérifier qu’on a un disque de type dos :

				
					fdisk -l /dev/sdb | grep Disklabel
				
			

On a ceci qui s’affiche :

				
					Disklabel type: dos
				
			

On édite le disque :

				
					fdisk /dev/sdb
				
			

On tape des commandes fdisk, exactement dans cet ordre :

  • p : pour afficher la table et savoir ce qu’on va faire
  • d : pour effacer la seule partition présente s’il y en a qu’une (sinon il faudra vous débrouiller)
  • n : pour recréer la partition en prenant tout le disque, il va détecter l’ancienne partition et son système et demander à garder ou non la signature, vous dites oui
  • p : pour afficher encore et vérifier
  • w : pour sauvegarder la table
				
					p
d
n
p
w
				
			

4. Agrandir le système de fichier

Mon système de fichier est ext4. Si vous avez autre chose, il faudra vous débrouiller et chercher sur le web.

On lance un contrôle de la partition :

				
					e2fsck -f /dev/sdb1
				
			

On agrandit le système de fichier ext4 :

				
					resize2fs /dev/sdb1
				
			

5. Remontage de la partition

Je remonte ma partition et je relance mon application backuppc :

				
					mount /mnt/data
systemctl start backuppc
				
			

Quelle est la mystérieuse ingénierie qui me permet d'obtenir un serveur Linux fiable et performant, sans devoir monter la garde jour et nuit ?